L'insuffisance rénale peut rester longtemps cachée. Elle n'est alors mesurable que sur les prises de sang par une augmentation de l'urée et de la créatinine. Par la suite, les symptômes peuvent devenir nombreux, variables selon les maladies, les personnes et le degré d'insuffisance rénale :

La régulation de l'eau et du sel (chlorure de sodium) se fait mal : Parfois on élimine trop, alors il faut boire et saler davantage pour compenser. Au stade terminal au contraire, le rein ne les élimine plus. On urine moins, on prend du poids, on voit apparaître des œdèmes et la tension monte : c'est l'hypertension artérielle.

Le potassium n'est pas éliminé et augmente dans le sang. C'est un danger terrible et un risque majeur dès que l'insuffisance rénale est sévère. Trop de potassium entraîne des crampes musculaires et une grande fatigue à l'effort. N'oublions pas : le cœur est un muscle, "l'hyperkaliémie" (trop de potassium dans le sang) peut entraîner un arrêt cardiaque. Nous verrons que l'alimentation joue un rôle important pour éviter son augmentation.

La minéralisation des os est perturbée : trop de phosphore et pas assez de calcium, manque de vitamine D. Cela peut entraîner des douleurs, des fractures et, chez l'enfant des déformations ainsi que des troubles de la croissance.

La moelle fabrique moins de globules rouges, car le rein sécrète moins d'érythropoïétine (EPO) qui donne les ordres à la moelle. Il y a donc une anémie, source de fatigue. Aujourdhui il est possible de la prévenir grâce à des injections d'EPO synthétique.

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